Le temps, le savoir et l’inexplicable • Nous

-Alors c’est ça…

– De quoi parles-tu ?

-Je parle de ce que l’on ressent quand on sait.

– Mais de quoi parles-tu ? Quand on sait quoi ?

-Eh bien quand quelque chose se produit à l’intérieur de toi, tu es le plus souvent chamboulé-e par diverses émotions et sensations, non ? Moi, je le savais bien avant que ça se passe. C’est comme une chaleur immense qui envahit ma maison, mon intérieur avec des picotements, ça ne brûle pas, bien au contraire, c’est plutôt doux et très enveloppant.

– Ha ! Je vois ce que tu veux dire… C’est comme quand nous tombons amoureux ?

-Pas tout à fait, c’est bien plus. Quand tu ressens quelque chose d’inexplicable, c’est à ce moment là que tu commences à comprendre mais pas à savoir. Il faut au moins deux rencontres pour, parfois, savoir.

– Mais savoir quoi ?

-Patience… patience… il ne sert à rien de courir quand on peut marcher à côté du temps.

– Et maintenant, elle me parle du temps… bah voyons…

-Nous, humains, avons besoin de tout savoir, de tout comprendre, d’avoir toujours plus, d’être dans une sécurité irréelle. Et puis nous oublions le principal.

– Quel principal ?

-Tu ne veux pas non plus que je te mâche ta salade ? Je suppose que non. Donc, c’est à toi de trouver ton principal. Une fois celui-ci trouvé, alors tu seras et c’est à ce moment-là que ça deviendra inexplicable et intéressant à vivre.

-Ton principal est un lieu, c’est également un lien entre toi et moi, il forme ce « nous » que nous oublions. Il ne s’autorise pas à venir car il n’est pas prêt. Alors, il attend bien sagement… Une fois que tu l’auras trouver, et qu’il sera décidé à s’autoriser quelque-s chose-s. Tu reviendras vers moi et tu comprendras ce que je ressens.

– Et ton principal, l’as-tu déjà rencontré deux fois ou plus ?

-Mon principal je l’ai rencontré, ça y est. Mais c’est différent.

– Pourquoi ?

-Avant de venir et de devenir mon principal. Il a encore des choses à régler et il a besoin de temps pour vivre certaines expériences qu’il a choisi. Donc pour le moment, nous sommes séparés. Et je ne vais surement pas courir après le temps. Je laisse faire les choses comme elles doivent se faire. C’est comme si tu voulais les feuilles d’un arbre bien particulier, et que tu commences à le secouer très très fort… Ça ne sert à rien, ici et maintenant, de provoquer quelque chose qui ne doit pas se faire avant l’Automne… Tu comprends ?

– Pas vraiment, mais j’essaie. Dis, est-ce que je vais le trouver mon principal ?

-Ta boussole intérieure ne se trompe jamais. Il suffit de se laisser porter, telle une feuille posée sur le lit d’une rivière… Elle se fait bercer par les eaux et se fait caresser par certains rochers. Fais toi confiance, mon enfant.

– Et si je ne le trouve pas ? Ou s’il n’arrive pas à se décider ? Ou…

-Arrête de te poser des questions. Ça ne sert à rien mis à part à te déconnecter de ton propre esprit et de ton monde. Poses-toi les bonnes questions ou la bonne question. Toutefois, en ce qui concerne l’ici et maintenant, concentre toi sur le présent et ne cherche rien. Ma mère me disait petite : «Laisse faire le temps » ou parois c’était «Laisse le temps au temps, il sait ce qu’il fait».

– Merci beaucoup pour tes mots.

-Merci à toi, tout simplement.

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