La visualisation

Bonjour tout le monde,

Voici l’article sur la visualisation (enfin) ! Cet article est basé sur certains de mes cours, des livre, des magazines que j’ai lu et des cas rencontrés durant mes stages. Voici les 3 questions qui m’ont permis d’articuler cet article :

  1. Qu’est-ce que la visualisation ?
  2. Comment la visualisation fonctionne t-elle ?
  3. Comment faire pour y arriver ?

Nous entendons, souvent, quand nous pratiquons la méditation ou encore la sophrologie voire d’autres pratiques zen dans lesquelles il faut savoir lâcher-prise sur son mental, ce genre de phrase : « A présent, visualisez un nénuphar, un animal, un soleil ou bien imaginez-vous sur une île avec telles spécificités…« . C’est en faisant mes études de sophrologie que j’ai pu remarquer bons nombres de personnes rencontrer certaines difficultés notamment à :

1) faire la différence entre « je visualise » et « j’imagine » car « voir » et « (s’) imaginer » font bel et bien parti du même champ lexical de la vision mais sont bien à un niveau différent.

Et 2) arriver à lâcher le mental pour laisser place aux images, aux sensations qui viennent à nous.

Un peu d’histoire

C’est dans les années 70 que le Dr Carl Simonton, cancérologue américain a conçu et popularisé l’usage de la visualisation à des fins thérapeutiques. Intrigué par le fait de voir certains de ses patients mourir et d’autres non, alors que le diagnostic était identique, il s’est plongé dans la recherche du psychisme. Il a notamment observé et démontré que certains malades guérissaient (plus vite) car ils se persuadaient qu’ils pouvaient guérir tandis que certains malades non. Concernant le rôle du médecin, si le médecin est persuadé, qu’il croit vraiment que son patient va guérir et qu’il peut arriver à lui communiquer, il obtiendra de meilleurs résultats qu’un médecin qui n’y croit pas.

Le Dr Simonton a donc intégrer à son programme de soins, un entraînement dans le but de « devenir des battants ». Il s’en suit diverses exercices, dont des exercices de visualisation au cours desquels les patients se représentent le trainement sous forme de petites entités, que plusieurs Pac-Man (« personnage » jaune à la forme d’un camembert) en train de manger leurs cellules cancéreuses. La méthode Simonton a toujours été conçue comme un complément au traitement médical classique et est encore pratiquée de cette manière.

En sophrologie, c’est au début des années 60 que le neuropsychiatre Alfonso Caycedo voulut approfondir ses recherches sur la conscience. Pratiquant déjà l’hypnose en hôpital psychiatrique, il découvrit en 1963 la phénoménologie qui est une philosophie fondée par un allemand nommé Edmund Husserl et qui prône le fait que, chaque phénomène vécu porte à la construction de la conscience et a un impact sur la santé.

Après être parti un temps, le Dr Caycedo revint inspiré de diverses techniques occidentales comme la méditation, le zen japonais, le yoga ou encore le bouddhisme tibétain c’est à ce moment-là qu’apparue cette méthode psycho-corporelle. Cette méthode utilisée comme technique thérapeutique ou vécue comme une philosophie de vie. Cette méthode est uniquement verbale et non tactile. La sophrologie vise à travers une pratique quotidienne, la paix et l’harmonie de l’être humain.

Rappelons que le terme sophrologie est inspiré du grec ancien et signifie :  Harmonisation de la conscience.

Sophrologie provient de trois mots grec :  Sôs : harmonie ; phren : esprit; logos : science.

Brièvement, la sophrologie en 11 points :

  • C’est une méthode psycho-corporelle fondée dans les années 60 par Alfonso Caycedo,
  • Cette méthode peut se pratiquer de manière quotidienne ou hebdomadaire,
  • Elle s’appuie sur divers courants et techniques occidentales zen : La méditation, le zen japonais, le yoga ou encore le bouddhisme tibétain,
  • Elle permet de retrouver le bien-être et développer le potentiel d’une personne,
  • Elle est accessible à tous et pour tous (tous âges confondus),
  • La sophrologie aide à sortir de la négativité,
  • Elle impulse en douceur la personne vers elle-même afin qu’elle soit plus objective
  • Elle permet d’atteindre une harmonie, une paix intérieure,
  • Elle permet de reconnecter le corps et l’esprit pour prendre l’humain dans son intégralité,
  • La relaxation qu’elle induit permet une meilleure gestion de la douleur et des émotions (La personne est mit dans un état de semi-conscience, appelé « état sophroliminal »  cet état ce situe entre la veille et le sommeil.),
  • Elle permet de se concentrer sur l’essentiel ainsi que sur des besoins spécifiques.

Le cerveau

cerveau

(Extrait de cours) Le cerveau est le centre d’analyse des perceptions et du système nerveux. Il gère l’ensemble de l’organisme, entouré du liquide céphalorachidien, il est l’organe le mieux protégé du corps.

Il se compose de deux hémisphères, chacun comprenant :

  • un lobe frontal : responsable du raisonnement, du langage et de la coordination motrice.
  • un lobe pariétal (ou cortex) : intègre les informations reçues par les fonctions sensorielles (toucher, goût, audition, vue, odorat), analyse la perception dans l’espace et constitue le centre de l’attention. Il assure un contrôle visuo-moteur et régit les saccades oculaires.
  • un lobe occipital :  centre visuel et reconnaît ainsi l’orientation et le contour des images perçues. La zone consacrée à l’analyse visuelle s’étend des lobes pariétaux jusqu’aux lobes temporaux.
  • un lobe temporal : centre de l’audition, de la mémoire et des émotions.

L’hémisphère droit :

  • comprend le langage non verbal,
  • synthétise les informations pour former un tout,
  • comprend les métaphores,
  • repère dans l’espace ce qui relie les choses entre elles,
  • constitue le centre de l’intuition,
  • permet une perception globale en associant les différentes parties,
  • est le centre la créativité et de la spontanéité,
  • constitue le centre émotionnel,
  • permet la perception des visages.

Hémisphère gauche :

  • comprend l’abstrait,
  • définit des repères chronologiques et organise les éléments pour les exécuter dans un ordre bien précis,
  • analyse étape par étape,
  • constitue le centre du langage verbal,
  • est capable de remplacer une chose par un symbole
  • permet de raisonner et de tirer des conclusions,
  • permet la logique mathématique,
  • relie les idées et pensées entre elles,
  • définit l’individualité,
  • constitue le siège de la petite voix.

Le savais-tu ?

  • 4 milliards d’informations par seconde sont traitées par l’inconscient contre 2000 pour le conscient.
  • 83 % de la masse totale du cerveau est dédiée à l’inconscient.
  • 97 % du contrôle de la perception et des comportements est inconscient.
  • La conscience est contrôlée par la volonté.
  • L’inconscient est involontaire : il exécute les objectifs définis par la conscience sans jugement de valeur.

Le corps humain est doté d’un mécanisme qui protège les vieilles habitudes, « bonnes » ou « mauvaises », lorsque l’on tente de les changer. Celui-ci se base sur trois notions :

  • la formation réticulée : formée par l’ensemble moelle épinière, cervelet et cerveau, la formation réticulée filtre les quatre milliards de perceptions dont l’inconscient se charge chaque seconde.
  • le point de réglage : c’est le comportement idéal définit par les croyances et les règles morales de chacun individu.
  • le mécanisme psycho-cybernétique : c’est un mécanisme de défense ayant pour but de s’assurer que le comportement respecte le point de réglage afin de rasséréner (rassurer) l’individu. Lorsque celui-ci quitte sa zone de confort pour adopter de nouveaux comportements, ce mécanisme perçoit cela comme un danger.

La conscience

La conscience est logé dans le cortex préfrontal. C’est une énergie différente de la compréhension et de l’intelligence. Elle est le lien entre le corps et l’esprit au travers de multiples sensations. La conscience est, également, reliée à l’espace et au temps, car elle permet de vivre le moment présent mais également de se souvenir du passé et de se projeter dans un futur. De plus, grâce à cette conscience nous pouvons, donc, nous situer dans une pièce et ainsi savoir que cette pièce est un élément d’un lieu, lui-même faisant partie d’une ville et d’un pays, d’une planète, d’un Système solaire, d’un univers, etc.

En sophrologie, nous avons trois types de conscience que nous devons respecter et que je vous présente :

  • La conscience ordinaire ou universelle : elle est étudiée dans la psychologie. L’homme aborde grâce à cette conscience le monde qui l’entoure et ses phénomènes en fonction des expériences vécues.
  • La conscience pathologique : elle est étudiée dans la psychiatrie. Dans ce cas, le sujet réagira en fonction de sa pathologie physique ou mentale au monde qui l’entoure et aux épreuves que la vie peut lui envoyer.
  • La conscience sophronique ou supérieur : elle est étudiée dans la sophrologie. L’homme réagit en écoutant son intuition et ses perceptions avec le recul nécessaire pour pouvoir relativiser.

J’apprends à faire la différence entre la visualisation et l’imagerie mentale

Quelques définitions de mes amis les dictionnaires : Le Robert Plus de 2006 et du Larousse

Inconscient, ente : (choses) Qui échappe à la conscience. Mouvement inconscient. Ce qui échappe entièrement à la conscience, même quand le sujet cherche à le percevoir.

Intuition : nom féminin, du latin scolastique intuitio, -onis, du latin classique intuitum, de intueri, regarder attentivement. Sens 1 : Forme de connaissance immédiate qui ne recourt pas au raisonnement. Sens 2 : Sentiment de ce qu’on ne peut vérifier, de ce qui n’existe pas encore. Avoir l’intuition, sentir les choses.

Imagination : nom féminin, du latin imaginatio, -onis. Sens 1 : Faculté que possède l’esprit d’imaginer. Sens 2 : Faculté de former des images d’objets qu’on n’a pas perçus ou de faire des combinaisons nouvelles d’images ou d’idées. Avoir de l’imagination. Chose imaginaire ou imaginée.

Imaginaire : adjectif, du latin imaginarius , qui est créé par l’imagination, qui n’existe que dans l’imagination (ex: des craintes imaginaires). Qui n’est tel que dans son imagination. Domaine de l’imagination. L’imaginaire et le réel.

Conscience : nom féminin, du latin conscientia, de scire, savoir. Sens 1 : Connaissance, intuitive ou réflexive immédiate, que chacun a de son existence et de celle du monde extérieur. Sens 2 : Représentation mentale claire de l’existence, de la réalité de telle ou telle chose. Sens 3 : fonction de synthèse qui permet à un sujet d’analyser son expérience actuelle en fonction de la structure de sa personnalité et de se projeter dans l’avenir.

Mental : adjectif, bas latin ecclésiastique mentalis, du latin classique mens, mentis, esprit. Sens 1 : Relatif aux fonctions intellectuelles, au psychisme. Sens 2 : Qui se passe exclusivement dans l’esprit, intérieurement, sans s’exprimer ou se manifester extérieurement.

Curatif, ve : adjectif, qui est propre à la guérison ou au traitement d’une maladie.

***

L’imagerie mentale : faire apparaître à l’esprit des images provenant de l’inconscient, de l’intuition et/ou de l’imagination.

On appelle « imagerie mentale » cette capacité qu’à notre cerveau de faire apparaître à l’esprit des images provenant et produites par l’imagination, l’intuition et/ou l’inconscient, c‘est ainsi comme dans le monde onirique. Grâce à l’imagerie mentale, nous allons et avons recours à cette intelligence qu’à l’inconscient ; faut-il encore se poser la question suivante : Est-ce que l’inconscient à une intelligence (qui lui est propre) ? Pour ma part, je pense que oui. Mais également à la capacité qu’à notre organisme de savoir ce qu’il vit et ce qui est bon pour lui. Le plus souvent, l’imagerie mentale se fait avec l’aide d’un professionnel, comme par exemples : un sophrologue, un psy ou encore un hypnothérapeute. qui peut guider et ainsi aider la personne à en décoder le sens (des images, des sensations…) et à en tirer des applications ainsi que des explications concrètes.

Cette technique est utilisée dans différents cas plus ou moins thérapeutiques, à savoir :

  • pour mieux se connaître et prendre connaissance de ses divers aspects de soi,
  • pour comprendre la/les causes d’une maladie physique ou mental,
  • pour stimuler notre créativité,
  • pour trouver des moyens de se soigner que ce soit d’une manière conventionnelle ou totalement holistique (médecine douce).

L’imagerie mentale va nous permettre par la suite d’atteindre un état de détente mentale qui est nécessaire à l’émergence d’images qui ne sont pas dictées par notre conscient. Cette état de détente en sophrologie, nous l’appelons état sophroliminal et se situe entre la veille et le sommeil.

Cependant, avant de se laisser émerger, il nous faut en amont amorcer l’exercice par un temps de relaxation, plus ou moins important, ce qui a pour objectif de libérer notre esprit de ses préoccupations du petit quotidien, comme par exemples : un exercice d’ancrage ou de respiration ventrale. La personne qui s’autorise à se détendre et à s’ouvrir sera plus enclin à un contexte plus favorable, à cette émergence d’images, ce qui lui permettra de laisser venir à son esprit ces enchainements d’images.

La visualisation : Capacité à se représenter un objet, un son, une situation, une émotion ou une sensation.

En sophrologie, la technique la plus utilisée est la visualisation positive permettant d’engendrer des ressentis positifs. La visualisation a pour capacité de nous représenter un objet, un son, une sensation, une émotion ou encore une situation. Selon l’intensité de la visualisation, cette représentation peut déclencher les mêmes effets physiologiques que dans la réalité. Un exemple type que nous avons, sans doute tous et toutes vécu étant plus jeune : La peur du « monstre » sous le lit, dans le placard ou derrière la porte durant la nuit. Quand nous avons peur les réactions corporelles s’enchainent et sont donc multiples à savoir :

  • des frissons,
  • des palpitations,
  • dilatation des pupilles,
  • des tremblements (parfois, mais pas tout le temps voire pas du tout),
  • L’énurésie (faire pipi au lit), etc.

Ces réactions sont quasiment les mêmes comme si le ou les potentiels dangers étaient vraiment réel. À contrario, si nous pensons à une situation qui nous est agréable, joyeuse, exemple : une promenade au bord de l’eau avec un beau soleil durant un week-end, cela va nous amène à un état concret de détente du corps total.

En sophrologie, la visualisation dite positive est utilisée pour permettre à la personne de se projette dans un lieu qu’il ou elle affectionne et qui l’apaise, s’imaginant en train d’accomplir quelque chose, voire de surmonter une situation dite insurmontable. La suggestion mentale qui a lieu au cours de la sophronisation est inspirée de l’hypnose et de la méthode Coué. Dans son discours, le sophrologue invite la personne à la visualisation d’images positives, des souvenirs ou des projections dans le futur, afin de créer ou de rappeler des ressentis positifs.

En sophrologie, nous mettons toujours en avant les qualités de la personne, du sophronisé. Grâce à des exercices adaptés à la demande, chacun est capable de surmonter ses difficultés. En sophrologie nous prenons en compte la relaxation physique et mentale afin d’harmoniser le schéma corporel et ainsi permettre une détente totale du patient.

Toutefois, la visualisation doit-être conforme à la réalité. Si, par exemple, elle s’apparente à une activité sportive tel que l’escalade. Grâce à la voix et aux éléments suggérer par le thérapeute et avec l’accord de la personne, cette personne va se représenter tous les éléments de cette activité : le lieu, l’attitude, les détails de chaque mouvement, les étapes telles qu’elles doivent se dérouler ainsi que la personne, elle-même, en train de surmonter ses propres difficultés. D’autre part, dans certains cas, la visualisation sera beaucoup plus métaphorique car son approche sera orienté vers une visualisation plus curative qui dans ce cas-là, la maladie prends une forme de symbole.

Les champs d’application de la visualisation sont :

  • Aide à réduire la douleur,
  • Aide à stimule la créativité,
  • Aide à réduire le stress et l’anxiété,
  • Aide à améliorer la motricité,
  • Aide à améliorer la qualité de vie face à une maladie.

Pourquoi a-t-on du mal, parfois, à visualiser ?

Généralement, ce qui peut empêcher une personne de visualiser, c’est :

  • la peur, le stress,
  • le manque de concentration,
  • la fatigue,
  • l’auto-jugement ou le jugement du professionnel qui donne l’exercice,
  • vouloir garder le contrôle sur son esprit.

C’est pourquoi, avant de faire un exercice qui demande une représentation (visualisation) ou bien de faire apparaître à l’esprit des images (imagerie mentale), je te conseille de prendre un temps pour toi, le mieux serait une heure mais 30 min c’est tout aussi bien. Il suffit simplement de se mettre en accord avec soi-même, de bien définir ses intentions et de se dire « Ce temps que je me consacre m’est bénéfique ou il me sera bénéfique« .

De plus, si tu n’arrives pas à visualiser ou à faire émerger des images venant de ton esprit, ce n’est pas grave. Il ne faut pas te décourager. Parfois et comme je l’ai énuméré plus haut, la fatigue s’emmêle, un évènement peut venir te contrarier (que tu en sois conscient-e ou inconscient-e) et tu n’arrives pas à être totalement dans l’exercice.

Ce que je conseille pour ceux et celles qui ont, vraiment, du mal à visualiser :

  •  commencer avec des images lambda telles que : Des fruits, des légumes, des couleurs, des vêtements, des animaux, des formes géométriques classiques, etc. Puis, petit à petit les mettre en interaction, exemple (grossier) : « Le singe mange la banane » et enfin en y ajoutant les perceptions sensorielles « Je marche sur la plage, je vois un singe qui mange une banane, je sens le vent sur ma peau et l’eau venant toucher mes pieds. »
  • Remplacer l’image ou la pensée négative par leur contraire positif.
  • faire de courte visualisation positive.
  • apprendre à bien respirer (respiration diaphragmatique, appelé aussi respiration ventrale, abdominale).
  • S’entrainer régulièrement (c’est évident).
  • PRENDRE SON TEMPS et ne pas se décourager.

Conclusion

Après avoir débroussaillé, un peu, ces deux termes ensemble, je n’ai plus qu’à te souhaiter une bonne détente dans tes prochaines séances de méditation (guidée ou non), d’hypnose et/ou de sophrologie.

Prends soin de toi, c’est très important.

Tendrement,

Caroline

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s