Que m’apporte la souffrance ?

Parfois, je m’attarde sur un mot, un bout de phrase, une expression, etc. Hier soir (15 Avril), avant d’aller me coucher c’était sur le mot souffrance. Je me suis rendue compte que toutes les personnes que j’ai côtoyé, qui sont dans ma vie m’ont déjà fait souffrir. Que ce soit volontaire comme involontaire et cela vaut également pour celles qui ne le sont plu. Ici, je ne parle pas forcement de grosses souffrances, c’est plutôt de manière générale.

Que veut dire souffrir ?

Eh bien, pour ma part cela veut dire éprouver, endurer voire subir une ou plusieurs actions, actives comme passives, douloureuses qui peuvent être d’ordre physique ou morale et parfois même les deux. La souffrance peut paraître violente pour celui qui l’a reçoit, je m’explique.

Nous éprouvons une forme de souffrance lorsque nous ressentons au travers de notre corps, de nos perceptions, de nos émotions et sentiments une action jugée par nous-même comme cause de douleur plus ou moins intense. On peut également endurer une souffrance physique, morale ou bien les deux… dans ce cas, c’est le fait de supporter quelque chose que l’on perçoit comme pénible voire dur. Puis il y a le fait de subir, qui se rapproche de ces deux autres synonymes éprouver et endurer, c’est un peu la « somme » si je puis dire, d’ailleurs, de ces deux. Lorsque l’on subit une souffrance on peut en devenir l’objet, subir est un peu le fait de se laisser soumettre à quelque chose ou bien à quelqu’un et de ce fait on endurer une action.

La souffrance fait l’objet d’une profonde affliction, il est parfois difficile pour le sujet de s’exprimer dessus car c’est une expérience pour le moins déplaisante, désagréable.Cela peut causer un traumatisme important chez la personne. On ne choisi pas toujours de souffrir, alors oui, cette phrase peut paraître choquante et excessive, cependant, soyons réalistes, certains sujets font le choix de souffrir pour plusieurs raisons et en voici des exemples : manifestation d’un besoin tel que d’être considéré, de se sentir aimé ; de tester ses propres limites ou encore de signaler sa présence et son besoin d’aide, etc.

La souffrance est-elle nécessaire ?

Sans la souffrance que peut-on apprendre de la vie et sur nous-mêmes ? Il est sûr que ce n’est pas toujours facile ni même évident, d’ailleurs, que de pouvoir arriver à conscientiser ce que cet évènement dès plus marquant de notre vie nous a appris, nous a offert et durant lequel on s’est senti au plus mal, totalement démuni, dépassé et rongé par des émotions fortes. Néanmoins, cette souffrance malgré tout ce qu’elle a pu ou peut impliquer, est nécessaire pour avancer.

Les attentes font-elles souffrir ?

Je serai d’avis de dire oui. Qu’est-ce qu’une attente ? Ce peut-être un contexte, une situation, une réponse, un comportement, etc. qui a été ou qui est idéalisé par une personne. L’attente fait naître l’impatience qui engendre la déception si elle n’est pas réalisé complétement ou partiellement, et fait apparaître la souffrance, ce qui aura des répercutions sur notre état émotionnel mais aussi physique.

Peut-on dépasser la souffrance ?

Je crois très sincèrement qu’il est possible de la transcender. Il suffit de faire preuve d’une réelle volonté, de trouver des personnes adaptées à la spécificité de la souffrance subit, de votre problématique, de ne pas se renfermer comme on peut le faire machinalement, d’oser demander de l’aider, de se faire accompagner et être entouré.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s